ChroniquePubliés en 360, les quatre dernières chroniques de Bernard Lugan, consacrées aux territoires marocains annexés à l’Algérie française, ont provoqué des réactions hystériques d’une violence sans précédent de la part de la junte algérienne qui a déchaîné son troupeau médiatique contre l’historien français. Ignorant les insultes, Lugan la met au défi de répondre sur l’essentiel.

Par Bernard Lugan
Le 04/04/2023 à 14h01
Au lieu d’ouvrir un débat scientifique sain, donc dépassionné, mes dernières chroniques consacrées à la question des frontières algéro-marocaines ont provoqué l’hystérie chez certains journalistes algériens. Naturellement, je ne répondrai pas dans ce domaine, pour ne pas être laissé seul dans l’histoire.
Je pose donc aux journalistes de la question 5 des questions, étant naturellement et personnellement prêt à accepter tout argument historiquement fondé de leur part :
Question 1 : La France a-t-elle tracé les frontières de l’Algérie ou pas ?
Question 2 : Afin d’étendre le territoire de sa possession algérienne, la France s’est-elle ou non détachée des régions historiquement marocaines pour les unir à l’Algérie française ?
Question 3 : Avant d’accorder l’indépendance à l’Algérie, le général de Gaulle a-t-il proposé ou non au Maroc d’étudier la question de la rectification des frontières algéro-marocaines ?
“Question 4 : Le souverain marocain a-t-il alors, oui ou non, rejeté dans les termes suivants : “”Toutes négociations qui sont entamées actuellement avec le gouvernement français concernant les revendications et les droits du Maroc seront considérées comme un coup de poignard dans le dos”. de nos amis algériens qui se battent, et je préfère attendre l’indépendance de l’Algérie pour demander à mon
Question 5 : Le 6 juillet 1961, le Maroc et le GPRA (Gouvernement Provisoire de la République Algérienne) ont signé ou non l’accord suivant :
« Le Gouvernement provisoire de la République algérienne reconnaît, pour sa part, que le problème territorial posé par la délimitation arbitrairement imposée par la France entre les deux pays trouvera sa résolution dans les négociations entre le Gouvernement du Royaume du Maroc et le Gouvernement indépendant. Algérie. .
A cet effet, les deux gouvernements décident de créer une commission algéro-marocaine qui se réunira dans les meilleurs délais pour étudier et résoudre ce problème dans un esprit de fraternité et d’unité maghrébine ». (Protocole d’entente entre le Gouvernement de Sa Majesté le Roi du Maroc et le G.P.R.A. (6 juillet 1961) (Gouvernement provisoire de la République algérienne).
Pour la petite histoire, depuis Rabat le 4 février 1924, les services du Résident de France écrivent :
« Nul doute qu’à cette époque (avant le Protectorat), l’Empire chérifien étendit nettement son influence jusqu’au sud de l’Algérie, et le coupa du Sahara proprement dit : les oasis sahariennes du Touat, du Gourara et de Tidikelt dépendirent pendant plusieurs siècles de la Sultan du Maroc (…) et les gouverneurs marocains y restèrent jusqu’à l’occupation française de En 1917, le général Gouraud, alors commissaire général résident par intérim, appela même au retour de Colomb Béchar au Maroc ».













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