Dans une analyse du groupe de réflexion sud-africain ISS publiée par son consultant Peter Fabricius, l’institut dresse la liste des différentes victoires du Royaume dans la réalisation de son intégrité territoriale.
Le projet de République chimérique (RASD) inventé par Alger et Tripoli (sous Kadhafi) est en perte de vitesse dans le monde entier : le coup dur vient de la reconnaissance de la marocanité du Sahara par Washington DC, Madrid et Paris.
Le soutien au Polisario est en fort déclin en Afrique, dont certains ont retiré leur reconnaissance ces dernières années. Quant au Maroc, il compte 22 pays africains qui ont ouvert des consulats dans leurs provinces du sud.
L’analyse rappelle que la première grande puissance à prendre la direction du Maroc est les États-Unis de Donald Trump en 2020 en reconnaissant officiellement la marocanité du Sahara, suivis par l’Espagne, qui a soutenu son soutien en 2022, mais qui a changé la donne. Reconnaissance de la marocanité du Sahara en 2024.
Dans un communiqué officiel de l’Elysée, Emmanuel Macron soutient le plan d’autonomie de Rabat comme “seule base” pour résoudre le conflit artificiel.
Le président français réaffirme son soutien lors de sa rencontre avec le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch, à l’occasion du 80e anniversaire du débarquement en Provence.
Dans son élan, la diplomatie marocaine n’a cessé d’accumuler les progrès, tant au niveau continental qu’international. Rabat a fait preuve d’intelligence en maintenant le dossier sahraoui à l’ONU, puisque la « RASD » n’en est pas membre et est loin de l’UA, dont sont membres les pays influents et la « RASD ».
Liesl Louw-Vaudran, conseillère principale de l’UA auprès de l’International Crisis Group, a noté que le Maroc a réussi à rendre la question du Sahara invisible à l’UA : cette question n’est jamais discutée au sein de l’Assemblée de l’UA pour la paix et la sécurité. Conseil, dont le Maroc est membre, au sein du département des affaires politiques de l’UA.
Depuis son 33ème sommet tenu en juillet 2018 à Nouakchott, l’Union africaine a adopté à la quasi-unanimité la décision 693, selon laquelle les Nations Unies sont désormais le cadre exclusif pour rechercher une solution au conflit créé autour du Sahara marocain.
Jacob Mundy, professeur agrégé et directeur du département « Études sur la paix et les conflits » à l’Université de Colgate (États-Unis), affirme que seule la Russie s’est abstenue lors du vote sur les dernières résolutions.
Alger a perdu ses alliés traditionnels en s’attaquant à ses intérêts, elle n’a plus que la Tunisie car elle parvient à vassaliser Kais Saied.
Alger soutient les séparatistes touaregs et les terroristes du Sahel, tandis que Wagner (corps militaire rattaché à l’armée russe) lutte contre ces derniers en aidant les juntes ouest-africaines.
Il est peu probable que Moscou soutienne le Polisario tant que ses hommes seront tués par l’Azawad, soutenu par la junte.
Le groupe d’experts estime que l’influence d’Alger au Conseil de sécurité de l’ONU sera insignifiante comparée aux géants qui soutiennent presque tous Rabat.
A Pretoria, malgré le fait que les membres de l’ANC continuent de soutenir le Polisario, l’ISS constate une érosion du soutien à la RASD et une croissance constante du soutien à la revendication de souveraineté du Maroc.
En 2017, suite à la réadmission du Maroc à l’UA, Rabat et Pretoria ont rétabli leurs relations.
Un responsable sud-africain a ajouté que la « RASD » n’avait pas mobilisé autant de soutien international que l’ANC contre l’apartheid













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