La police nationale espagnole a arrêté dix-neuf personnes d’origine algérienne, soupçonnées d’avoir piloté des bateaux de type “patera” pour transporter des migrants illégaux des côtes algériennes vers la côte de Murcie, a rapporté l’agence EFE ce mercredi 25 septembre.
Les enquêtes menées ont permis de recueillir des témoignages et des preuves qui permettent d’identifier avec précision les skippers arrivés sur la côte de Murcie, ajoute la même source.
Les dix-neuf personnes arrêtées ont été présentées au tribunal, qui a ordonné leur incarcération immédiate, sans possibilité de libération sous caution, en attendant l’évolution de leur procès, où elles risquent des peines de prison de quatre à huit ans.
En 2024, la migration clandestine de l’Algérie vers l’Espagne connaît une forte augmentation.
Un rapport indique une augmentation de 277% par rapport à l’année précédente, avec une intensification des départs via la “route algérienne”, une route qui relie les côtes algériennes au sud-est de l’Espagne, notamment vers la région de Murcie.
Cette route est devenue de plus en plus choisie après le renforcement des contrôles au Maroc et d’autres routes migratoires comme celles vers les îles Canaries ou le détroit de Gibraltar.
La situation en Algérie, marquée par la réélection controversée d’Abdelmadjid Tebboune, par un contexte de répression politique et de crise économique persistante, pousse une jeunesse désespérée à tenter des voyages dangereux.
Les embrocations improvisées, souvent précaires et non équipées de dispositifs de sécurité, augmentent les risques d’accidents en mer.
Chaque année, environ 500 personnes meurent sur cette route maritime en raison de conditions météorologiques difficiles et de pannes de navires.
L’absence d’accord de rapatriement entre l’Espagne et l’Algérie fait qu’un grand nombre de ces migrants restent sur le sol espagnol, où ils tentent souvent de poursuivre leur voyage vers d’autres pays européens, notamment la France













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