Sahara oriental : la farce franco-algérienne démasquée par la CIA.

euromagreb1 مايو 2023آخر تحديث :
Sahara oriental : la farce franco-algérienne démasquée par la CIA.

Lopinion.ma.
Par Anass Machloukh

Dans une note déclassifiée, la CIA reconnaît que la France a favorisé l’Algérie au détriment du Maroc en séparant les frontières coloniales. Le document rend justice aux demandes du Royaume. Détails.

Depuis plusieurs jours, la fuite de documents classifiés du Pentagone et des agences de renseignement américaines fait l’actualité, relançant le feuilleton des fameuses « fuites » qui secouent souvent les États-Unis. Guerre en Ukraine, coopération avec des alliés, espionnage, l’évasion est jugée importante et l’authenticité des documents révélés n’a pas encore été mise en doute par les services secrets américains ou le Pentagone.

Alors que la polémique bat son plein, un document éclate sur le site de la Central Intelligence Agency (CIA) qui fait référence, cette fois, au Maroc et à son intégrité territoriale. Le document fournit des informations précieuses sur l’histoire des frontières entre le Maroc et l’Algérie après l’indépendance du Royaume. Intitulé « Contexte des escarmouches frontalières maroco-algériennes », le document déclassifié rend justice aux revendications territoriales du Royaume et à ses affirmations historiques sur l’iniquité de la décolonisation et des frontières héritées de l’ère coloniale.

Iniquité française !

Selon la note, lorsque l’Algérie était un département français, la France favorisait “l’Algérie française” au détriment du Maroc lors de l’élaboration des frontières. Les rédacteurs de la note reconnaissent cet état de fait, soulignant que la démarcation a été faite par l’ancien colonisateur pour donner à l’Algérie la plus grande zone possible au sud-est du Sahara. La France a alors agi comme si elle restait pour toujours en Algérie, dont le territoire lui appartenait constitutionnellement, contrairement au Maroc, où elle n’était qu’un simple protectorat, avec un État ancré dans l’histoire.

Le document éclaire le temps de la guerre d’Algérie qui éclate en 1954, période décisive au cours de laquelle les Français envahissent la zone saharienne du Maroc, qu’ils reconnaissent pourtant à la veille des hostilités en vertu d’un accord tacite.

“En 1958, alors que des combattants algériens opéraient dans cette zone saharienne, les Français et les Marocains se sont mis d’accord de manière informelle pour séparer leurs zones respectives afin d’éviter tout affrontement ou friction entre leurs forces”, indique le document de la CIA, ajoutant que la France, malgré cet accord, a prolongé sa zone occupée au-delà de la ligne de démarcation au nord et à l’ouest de

Bien que cette ligne de démarcation, dont le tracé initial n’a pas été respecté par la France, n’ait pas fait l’objet d’un statut juridique, l’Algérie s’est empressée de considérer cette frontière comme “légitime”, qui lui correspond de droit, refusant ainsi de tenir compte de la ligne initiale. Pour cette raison, le Maroc a continué à revendiquer les régions de Hassi Beida, Colomb Bechar et Tindouf comme faisant partie de son territoire en vertu de l’accord initial conclu avec les autorités françaises. “Ces postes étaient d’une importance cruciale pour le Maroc, car ils étaient situés sur les routes caravanières qui reliaient Colón Bechar et Tindouf”, indique la note d’information.

Histoire d’une trahison savamment orchestrée

Dès l’indépendance de l’Algérie en 1962, les désaccords s’acculturaient autour de la séparation des frontières héritées de la colonisation du sud marocain. A cette époque, les zones revendiquées par le Royaume à l’Est étaient peu occupées, la plupart désertes. “Beaucoup d’établissements n’étaient habités qu’occasionnellement”, précise le document déclassifié.

Au milieu de cette confusion due aux ruses et ruses du colonisateur, les revendications légitimes du Maroc se sont heurtées à l’obstination des nouveaux maîtres d’Alger qui ont vu dans l’héritage colonial un héritage précieux même s’il n’est pas légitime. L’illégalité de cet héritage était d’autant plus évidente que le Maroc s’était engagé, en 1961, avec le gouvernement provisoire de Ferhat Abbas à renégocier le tracé de la frontière après l’indépendance de l’Algérie. Le gouvernement provisoire s’est rendu au Maroc la même année où il a été chaleureusement accueilli par feu Mohammed V, qui n’a ménagé aucun effort pour soutenir la cause algérienne par tous les moyens au point que le Maroc était considéré comme la base arrière de la lutte algérienne.

Un prétexte spécieux !

Immédiatement devenu le nouveau président, Ahmad Ben Bella a tourné le dos aux promesses faites par Ferhat Abbas. Le document de la CIA reconnaît cette trahison historique, rappelant que feu Hassan II a tenté par le dialogue de le persuader et de le ramener à la raison. “Ben Bella a refusé de négocier et sa position a été approuvée par l’Organisation de l’unité africaine (OUA) qui a adhéré au principe de l’intangibilité des frontières coloniales lors de son sommet inaugural”, indique la note.

Cela dit, le président algérien a refusé de négocier avec le Maroc, qui n’a exigé que le respect de l’accord initialement conclu avec la France et que le gouvernement provisoire d’Abbas n’avait pas manqué d’examiner. Alger a rejeté toute négociation sous prétexte de l’intangibilité des frontières. La suite, on la connaît

اترك تعليق

لن يتم نشر عنوان بريدك الإلكتروني. الحقول الإلزامية مشار إليها بـ *


شروط التعليق :

عدم الإساءة للكاتب أو للأشخاص أو للمقدسات أو مهاجمة الأديان أو الذات الالهية. والابتعاد عن التحريض الطائفي والعنصري والشتائم.