Instrumentalisation des droits des enfants marocains par certains députés européens. Réaction de Latifa Ait-baala Députée bruxelloise.

euromagreb11 يونيو 2021آخر تحديث :
Instrumentalisation des droits des enfants marocains par certains députés européens. Réaction de Latifa Ait-baala Députée bruxelloise.

 

Les droits des enfants marocains instrumentalisés par des parlementaires européens
C’est à un cafouillage et un bricolage auxquels on assiste au parlement européen autour d’une
proposition de résolution déposée en urgence par plusieurs membres. Sensée dénoncer de
supposées violations des droits des enfants marocains et intitulée « violation de la convention
des Nations Unies relative aux droits de l’enfant et l’instrumentalisation des mineurs par les
autorités marocaines dans la crise migratoire à Ceuta », le débat autour de ladite proposition
de résolution en plénière ce jeudi 10 juin 2021 s’est curieusement porté exclusivement sur le
soutien au polisario ainsi que le contrôle des frontières de l’Espagne et de l’UE. L’étendard de
l’invasion migratoire semble avoir séduit quelques parlementaires en mal de crise identitaires.
On ne peut que regretter l’adoption de cette proposition à 397 voix pour, 196 abstentions et
85 contre.
Certains députés européens se sont clairement saisit d’un conflit bilatéral entre le Maroc et
l’Espagne pour lui donner une dimension européenne, manifester sur la scène européenne
leur soutien au polisario mais surtout exiger un rôle plus important de l’Union européenne
dans le conflit du Sahara alors que tel n’est pas le rôle de l’UE.
Il est étonnant que ni la proposition de résolution, ni les signataires ne reviennent dans leurs
déclarations sur la véritable raison du conflit diplomatique. C’est en effet, l’entrée secrète en
Espagne du leader du polisario Brahim Ghali avec la complicité des autorités espagnoles, qui
a mis le feu aux poudres des relations diplomatiques entre les deux états, alors que celui-ci
est notamment poursuivi devant la justice espagnole pour des exactions et crimes commis
dans les camps de Tindouf à l’encontre de plaignants marocains et espagnols. Cet acte
inamical a été mal perçu par le Maroc qui continue, faut-il le rappeler, à subir les séquelles de
la colonisation espagnole !
Au vu de la nature bilatérale du conflit diplomatique et de l’évolution des relations entre
l’Espagne et le Maroc suite aux déclarations et engagements pris par les deux pays, la
proposition de résolution citée n’avait aucune raison d’être si ce n’est répondre à des
pressions formulées derrière un agenda caché auquel certains parlementaires se livrent.
Le député européen Jordi Canas (Ciudadanos) hostile à la position marocaine sur le Sahara ira
jusqu’à dire que « Le contrôle des frontières ne doit pas être une Marche Verte des enfants ».
C’est dire combien la symbolique de la référence n’est pas anodine ! Quant à Salima Yenbou
(Verts), parlera de mettre fin à une occupation et Urban Crespo (GUE) d’occupation illégale du
Sahara, ignorant totalement l’histoire, le droit international, la prérogative onusienne en la
matière et l’intégrité territoriale du Maroc qui elle aussi est non négociable !
Le député européen Andréa Kovachev (PPE) signataire de la proposition de résolution par
solidarité européenne et afin de prévenir toute crise migratoire à l’avenir, a par ailleurs
souligné que le titre de la résolution devait être modifié comme suite à un amendement
introduit et ne correspondait pas à la nature du débat. Il a mis l’accent sur l’entrée secrète en
Espagne du leader du polisario sous un faux nom. Soulignant par ailleurs que le Maroc est un
partenaire historique et stratégique notamment dans la lutte contre l’immigration et le
terrorisme. Ce n’était manifestement pas l’esprit des initiateurs de la proposition de

résolution qui semblent faire fi des actes perpétrés par Brahim Ghali et que d’aucuns qualifient
de terroristes.
Voilà comment un débat sensé porté sur les droits des enfants marocains est instrumentalisé
et dévoyé à alors que dans le cadre du même débat la Commission européenne représentée
par la Commissaire Helena Dalli rappelle la qualité du partenariat stratégique entre l’UE et le
Maroc et la nécessité de le renforcer en raison d’intérêts communs, souligne l’importance
d’aborder les questions migrations dans le cadre plus globale des relations UE-Afrique et
d’œuvrer dans un esprit de confiance mutuelle entre les deux rives de la méditerranée.
Latifa Aït-Baala
Députée bruxelloise

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