Son meurtre a déclenché des émeutes à l’échelle nationale qui ont menacé de faire dérailler la transition de l’Afrique du Sud vers une démocratie multiraciale après des décennies de règne de la minorité blanche sous L’apartheid
JOHANNESBURG, 29 novembre (Reuters) – Janusz Walus, l’assassin du leader anti-apartheid sud-africain Chris Hani il y a près de trois décennies, a été poignardé à mort en prison et reçoit des soins, ont annoncé mardi les autorités.
Walus, 69 ans, citoyen polonais, a été libéré sur parole par la Cour constitutionnelle sud-africaine la semaine dernière et devrait être libéré sous peu. La décision a suscité de vives critiques et des protestations dans tout le pays.
“Le détenu Walus est stable et les responsables de la santé du DCS fournissent les soins nécessaires”, a déclaré le Département des services correctionnels (DCS) dans un communiqué.
Il a été poignardé par un autre détenu de la même unité de logement, a indiqué le département, sans fournir plus de détails sur l’incident ou l’identité de l’agresseur.
Hani, membre éminent du Congrès national africain (actuellement au pouvoir) et chef du Parti communiste sud-africain à l’époque, a été abattu par Walus devant le domicile de l’activiste anti-apartheid en 1993.
Son meurtre a déclenché des émeutes à l’échelle nationale qui ont menacé de faire dérailler la transition de l’Afrique du Sud vers une démocratie multiraciale après des décennies de règne de la minorité blanche sous l’apartheid.
Walus avait émigré de la Pologne alors communiste en 1981 et s’était impliqué dans la politique d’extrême droite en Afrique du Sud.
Le ministre sud-africain de l’Intérieur, Aaron Motsoaledi, a accordé lundi à Walus la résidence afin qu’il puisse effectuer sa période de probation dans le pays.












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