Yahya Yahya, président du Comité pour la Libération de Ceuta et Melilla, a condamné l’annonce d’une possible visite du roi Felipe VI d’Espagne dans les deux villes, qualifiant cette initiative de « nouvelle provocation » contre le Maroc et les Marocains.

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Yahya Yahya, président du Comité pour la Libération de Ceuta et Melilla, a condamné l’annonce d’une possible visite du roi Felipe VI d’Espagne dans les deux villes, qualifiant cette initiative de « nouvelle provocation » contre le Maroc et les Marocains.

Yahya Yahya, président du Comité pour la Libération de Ceuta et Melilla, a condamné l’annonce d’une possible visite du roi Felipe VI d’Espagne dans les deux villes, qualifiant cette initiative de « nouvelle provocation » contre le Maroc et les Marocains.

Les milieux politiques et diplomatiques marocains considèrent ce possible voyage du roi Felipe VI d’Espagne à Ceuta et Melilla comme une « provocation ». Cette position rejoint pleinement celle de Yahya Yahya, président du Comité pour la Libération de Ceuta et Melilla. Bien que né à Melilla, Yahya Yahya n’a jamais cessé de défendre l’identité marocaine des deux enclaves et de leurs populations autochtones. Depuis plusieurs décennies, il milite activement pour la décolonisation et le retour de Ceuta et Melilla au Maroc.

Tout au long de sa carrière politique, il a dirigé des plateformes citoyennes qualifiant Ceuta et Melilla de « villes occupées », organisant régulièrement des manifestations et publiant des déclarations condamnant toute réaffirmation de la souveraineté espagnole dans la région.

Outre son activisme politique et ses revendications territoriales, il a été sénateur au Parlement marocain et maire de la ville frontalière de Beni Enzar.

Ce contexte est marqué par des tensions diplomatiques.

– Tensions bilatérales : Le débat autour d’une éventuelle visite officielle du monarque espagnol s’est intensifié dans le contexte de la récente crise migratoire. Des sources politiques et diplomatiques marocaines avertissent qu’une visite royale à ce stade ne ferait que « rallumer la crise » et rouvrir les plaies territoriales.

– Précédents historiques : Le refus du Maroc rappelle la vive réaction de Rabat en 2007, lorsque la visite du roi Juan Carlos Ier avait entraîné le rappel temporaire de l’ambassadeur du Maroc à Madrid.

– Accords en vigueur : De son côté, le ministère espagnol des Affaires étrangères a réaffirmé que la feuille de route bilatérale signée en 2022 oblige les deux pays à éviter toute déclaration unilatérale portant atteinte à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de l’autre.

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