
On se demande tous quelles sont les raisons de cette haine Algérienne envers le Maroc.
Pour bien analyser cette hostilité aveugle, il va falloir se pencher sur plusieurs facteurs :
1-/ le facteur historique :
Il faut savoir que l’Algérie n’a presque jamais eu d’histoire ancienne. C’est un pays qui a tout simplement été fabriqué et créé par la France. Cette puissance coloniale avait réussi à unir toutes les régions éparses et autonomes sur ce territoire, pour former le futur pays qu’elle allait appeler l’Algérie.
Le France était tellement intéressée par ce pays qu’elle s’était imaginée pouvoir l’annexer à son territoire pour devenir un département français outre-mer comme la Guadeloupe, l’île Maurice ou la Réunion. L’Algérie était donc considérée par la France comme une terre française ad vitam aeternam. Et elle n’avait aucune intention de libérer ce pays ni dans le temps ni dans l’espace.
Par contre, elle demeurait perplexe à l’idée de garder le pays voisin, en l’occurrence le Maroc, sous protectorat en raison des mouvements nationalistes qui s’étaient déclenchés pour demander l’indépendance de ce pays, surtout après l’exil du Roi Mohamed V, Tayyaba Allahou tharah. Le Maroc étant un pays avec une histoire millénaire, les pouvoirs français savaient d’avance qu’ils allaient finir par le libérer. Le Royaume du Maroc est une nation ancestrale qui a gravé l’histoire de l’humanité par ses actions uniques et symboliques. Faut il rappeler que le Maroc c’est Ibn Battuta, Ibn Rochd
Tarik IBNOU ZAYAD, Fatima EL FIHRYA, Ibn Toumert…
Faut il rappeler aussi que le territoire des sultans du Maroc s’étendait de la Méditerranée au sud de Tombouctou et de l’Ocean Atlantique jusqu’à l’ouest de Tlemcen. Le Maroc c’est 14 siècles d’histoire et 4 siècles pour la seule dynastie Alaouite qui gouverne le pays jusqu’à aujourd’hui.
2-/ Au niveau politique : il faut savoir ici que les systèmes de gouvernance en Algérie n’ont jamais obéit aux règles de gestion des grandes nations du monde. L’Algérie était composée de conglomérats qui étaient dirigés par des chefs de tribus, des beys et très rarement par des émirs. Le Maroc quant à lui était toujours dirigé par des émirs ou des Rois. C’est une histoire, c’est une tradition héritée depuis la nuit des temps. D’ailleurs la monarchie marocaine est aujourd’hui, la plus ancienne du monde.
Après l’indépendance de l’Algerie et justement, faute d’expérience de gestion démocratique, la gouvernance algérienne a été confiée à un gouvernement républicain très faible qui allait finir par remettre tous les pouvoirs entre les mains de son armée. Celle-ci était devenue tellement importante que toutes les décisions cruciales du pays étaient entreprises par le chef de l’armée et non par le chef du gouvernement qui était désigné pour de la simple figuration médiatique. D’ailleurs le premier vrai président de l’Algerie fut un militaire : Houari Boumedienne alias Boukharrouba.
Ensuite, tous les présidents qui se sont succédés étaient soit des militaires soit des civils choisis par la junte militaire pour contrôler toutes les décisions du pays. En face, le Maroc était dirigé, comme par son passé, par un monarque respectueux et respecté des citoyens. Les Rois du Maroc ont, dans leur immense majorité, toujours prouvé leur efficacité dans la gestion des affaires du pays, au point où le Maroc a su s’imposer à un moment de l’histoire, comme un vrai empire dans la zone Afrique/Europe.
Or la culture militaire algérienne associée à celle des français, qui avaient gardé de très mauvais souvenir de leur Roi Napoleon Bonaparte, créa une hostilité, presque naturelle, de cette junte militaire à l’égard du système monarchique marocain. Ce qui allait pousser le pouvoir algérien à diligenter des coups d’Etats contre la monarchie au Maroc et ce, dans le seul et unique but d’aligner les deux systèmes de gouvernance sur un même modèle et un pied d’égalité.
Ensuite il faut rappeler que la France avait annexé une partie des territoires marocains à l’Algérie, en l’occurrence Bechar et Tindouf.
Et comme elle ne voulait pas quitter l’Algérie, elle avait proposé au Maroc de lui restituer ces territoires sous condition de les exploiter conjointement et de ne point encourager la rébellion algérienne sur son territoire. Autrement dit la France avait indirectement suggéré au monarque marocain de lui restituer Bechar et Tindouf sous condition de la laisser faire en Algérie.
Mais le Roi avait refusé. Il avait estimé que ses frères algériens devaient recouvrir leur indépendance pour ensuite régler ce problème des frontières dans un cadre bilatéral. Or après l’indépendance de l’Algérie, l’armée avait décidé de ne pas restituer ces territoires marocains à leur mère patrie sous prétexte que le pays venait de sortir de la colonisation Française et qu’il avait besoin des ressources minières, pétrolières et gazières de cette région pour reconstruire le pays.
En plus, il avait besoin d’exporter ces richesses du sol marocain vers le continent américain. Il lui fallait donc un accès direct de cette zone du Sahara oriental vers l’océan Atlantique. Il décide donc de créer une résistance armée sous le nom de Polisario auquel il va imaginer un territoire longeant les frontières ouest de l’Algérie et celles du nord de la Mauritanie. Autant dire que les algériens voulaient cerner le Maroc par un autre pays.
Il avait donc financé et armé ces mercenaires pour faire la guerre au Maroc et faire croire au monde que celui-ci occupe un pays qui ne lui appartenait pas. Pour ce faire, l’Algérie a créer un principe de droit qu’elle allait défendre auprès des instances internationales : l’intangibilité des frontières post coloniales. Autrement dit, avec ce principe, et s’il était adopté par les organisations internationales, notamment l’ONU et l’OUA, le Maroc n’aurait plus droit de réclamer ses régions de l’Est (Bechar-Tkndouf) annexées par la France à l’Algérie. Puisque les frontières léguées par la France à l’Algérie n’ont pas fait référence à la marocanité de ces régions.
L’objectif de l’Algérie était donc triple : empêcher le Maroc d’exiger la restitution de ces zones du Sahara oriental, assurer un passage vers l’Ocean lui permettant d’exporter plus facilement le gaz et le pétrole algériens vers le continent américain et empêcher le Maroc de s’épanouir en Afrique pour devenir une puissance régionale capable de jouer un rôle stratégique. Ce qui lui permettrait in fine de reprendre ses territoires par le jeu de pression internationale ou par la contrainte militaire.
Pour arriver à ses fins, l’Algérie a dû miser beaucoup et même trop. Certains parlent de 500 milliards de Dollars tandis que d’autres ont évalués les dépenses algériennes pour cette utopie politique à plus de 1500 milliards de dollars. L’argent publique algérien était distribué à flot entre personnalités politiques, associations, lobbies, médias…
3-/ Au niveau économique : il faut savoir ici que l’Algérie a tout misé sur le pétrole et le gaz du pays. Toutes ses importations sont financées par les recettes de ces richesses naturelles. L’industrialisation du pays est quasi inexistante. Aucune stratégie de développement économique et industrielle n’a été initiée ou exécutée par l’Algérie. C’est un pays rentier par excellence. En face le Maroc, avec le peu de moyens dont il disposait, dressait des plans quinquennaux de développement économique et agricole. La priorité était donnée à l’agriculture et à l’eau. Ensuite, le Maroc avait décidé de s’industrialiser. Il devenait un des premiers partenaires économiques de l’Europe. Il devenait aussi un allié stratégique des États Unis. Et il avait même initié des relations équilibrées discrètes avec Israël. Or malgré les multiples contraintes créées par l’Algérie pour gêner l’essor du Maroc, celui-ci s’armait d’alliances multiples et diverses pour garder le cap du développement. Car il ne faut jamais oublier que lorsque l’Algérie déboursait des milliards de Dollars pour financer des lobbies capables de remonter les puissances du monde contre l’intégrité territoriale du Maroc, ce dernier était obligé de réagir de la même manière pour alimenter des contre lobbies. Et cela pesait considérablement sur ses équilibres budgétaires au point où il devait, peut être, faire quelquefois le choix entre le développement d’un secteur vital ou celui de défendre son intégrité territoriale. L’éducation et la santé ont certainement été parmi les secteurs affectés par ces dépenses extraterritoriales.
Mais comme l’histoire de la haine finit toujours en boomerang, elle retourne nécessairement vers son expéditeur. C’est une règle divine.
Le prix des matières premières exportées par l’Algérie a complètement fondu. Ce qui a causé un déficit budgétaire conséquent qui s’est transformé en crise financière pour amorcer aujourd’hui, une faillite générale du système économique algérien.
La haine algérienne trouve donc son fondement dans ces multiples événements. Aujourd’hui elle ne peut admettre avoir misé toutes les richesses du pays pour ne rien recevoir en fin de parcours. L’armée ne peut concevoir une telle défaite surtout, après les multiples débâcles de ses troupes durant les affrontements qui les ont opposés à l’armée marocaine depuis l’indépendance de l’Algérie.
Ils ne peuvent admettre qu’un pays dix fois moins riche, ai pu se construire et se développer avec les moyens du bord au point de devenir la première puissance d’Afrique. Ils ne peuvent enfin expliquer aujourd’hui au peuple algérien que le système a tout simplement faillit. Ils sont incapables de reconnaître leur tort car ce n’est pas du tout une des qualités connue chez nos voisins algériens.
Malheureusement pour eux, et après la déclaration du président Trump sur la marocanité du Sahara, ce sont tous les hôpitaux spécialisés dans le traitement des maladies cardiovasculaires qui ont été pris d’assaut en Algérie. AVC, crises d’épilepsie, hystéries collectives, parkingston, levingston, tebbounstone, chengrihatine… tout le monde y passait.
Bref c’était carrément : massacre à la tronçonneuse, zombies et Dracula au pays d’Alger.
Le Royaume, fort par ses principes et par sa monarchie, continue son chemin sereinement avec de nouvelles alliances, de nouveaux agendas et surtout une nouveau dimension géostratégique. C’est le Maroc de Mohamed VI Allah ynasrou.
Germaine de Staël a bien eu raison de penser que : La vanité est l’ennemie de l’ambition ; elle aime à renverser ce qu’elle ne peut obtenir.
Et Dieu a dit dans son saint Coran :
« إلا الذين آمنوا وعملوا الصالحات وذكروا الله كثيرا وانتصروا من بعد ما ظلموا وسيعلم الذين ظلموا أي منقلب ينقلبون» صدق الله العظيم.
La haine est la colère des faibles. Alphonse Daudet













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