Arrestation de Ali Lmrabet à l’aéroport Ibn Battouta de Tanger

euromagrebمنذ 45 ثانيةآخر تحديث :
Arrestation de Ali Lmrabet à l’aéroport Ibn Battouta de Tanger

À peine quelques heures se sont écoulées depuis l’arrestation d’Ali Lmrabet à l’aéroport Ibn Battouta de Tanger que des tentatives ont déjà commencé à présenter cet événement comme une atteinte à la liberté de la presse. Toutefois, les informations disponibles auprès de sources bien informées confirment qu’il s’agit de l’exécution de mesures d’enquête liées à des plaintes judiciaires portant sur des contenus publiés qui contiendraient, selon les plaignants, de fausses allégations, des propos diffamatoires, des insultes et des calomnies visant des personnes et des institutions.
Selon ces mêmes informations, l’arrestation n’est pas liée à un article de presse ni à une prise de position politique, mais à des dossiers judiciaires ouverts nécessitant une enquête et l’audition de l’intéressé afin de déterminer les faits qui lui sont reprochés et d’examiner l’acte d’inculpation ou de poursuite. Le juge d’instruction est appelé à rendre une décision formelle précisant les faits punissables ainsi que le statut procédural de la personne concernée.
Ali Lmrabet a le droit de présenter les preuves étayant ce qu’il a publié et d’assurer sa défense, tout comme les plaignants ont le droit de saisir la justice s’ils estiment que leur réputation et leurs droits ont été atteints
Transformer toute responsabilité juridique touchant un journaliste en une question d’opinion constitue une confusion entre la liberté d’expression et le droit des autres à être protégés contre la diffamation. Le statut de « journaliste » (à supposer que l’on considère effectivement Lmrabet comme tel) ne confère aucune immunité devant la loi, et l’existence de plaintes ne signifie pas une condamnation préalable
La décision finale appartiendra à l’enquête et à ce que déterminera la justice, et non au bruit médiatique qui précède l’établissement des faits
Pour rappel, Ali Lmrabet a été condamné en 2003 à quatre ans de prison, mais il a été libéré l’année suivante à la faveur d’une grâce royale. Seule a été maintenue l’interdiction d’exercer le journalisme pendant dix ans. Depuis 2005, il réside en Espagne, tout en se rendant fréquemment au Maroc pour rendre visite à sa famille

التعليقات

عذراً التعليقات مغلقة

اكتب ملاحظة صغيرة عن التعليقات المنشورة على موقعك (يمكنك إخفاء هذه الملاحظة من إعدادات التعليقات)
    Translate »