Géopolitique mondiale

euromagreb18 سبتمبر 2021آخر تحديث : منذ سنة واحدة
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Géopolitique mondiale

 

Après la crise germano-américaine due à l’importation de gaz russe en Europe via la médiation allemande, une nouvelle tempête vient de sonner entre la France et les Etats-Unis et annonce à son tour très peu de pluies entre ces deux pays.

En effet, l’Elysée a très mal digéré l’annulation par l’Australie de l’achat de sous-marins français pour la modique somme de 56 milliards d’euros. Canberra a plutôt opté pour des sous-marins nucléaires américains.

La France vient d’annuler une “cérémonie d’amitié” qui se tiendra ce vendredi soir à l’ambassade de France à Washington.

C’est donc bien plus qu’une douche froide que viennent de prendre les groupes navals français, c’est carrément un bain de glace islandais.

Cependant, à regarder de plus près cette tournure australienne, on comprendra facilement que la cavalerie diplomatique américaine agit placidement et flegmatiquement sur divers fronts de la scène internationale. On comprendra aussi que l’équipe de Biden a complètement rompu avec le style flamboyant de l’ancien président Trump. L’aspect diplomatique du nouveau chef de la Maison Blanche est assez réservé voire voilé. Le Dekk a patiné à la manière de l’Oncle Sam.

C’est peut-être aussi une réponse à la perplexité de certains Marocains qui, du fait du silence américain face aux récents événements auxquels le Maroc est confronté en Afrique, continuent de douter de l’engagement des Etats-Unis aux côtés du Royaume.

Par conséquent, il peut être nécessaire de convenir qu’aujourd’hui, la diplomatie internationale a été étroitement liée au renseignement et aux services de renseignement. Cela revient à croire que toute la stratégie de politique étrangère d’un pays doit être inexorablement menée à la discrétion absolue pour lui permettre d’atteindre les objectifs qui lui sont fixés.

Et en effet, un marché militaire d’une telle envergure commandé par l’Australie nécessitait certainement des pourparlers et des arrangements qui allaient durer des mois, sans que la France soit prise en main ni même informée. Ces discussions ont dû également nécessiter l’intervention d’un État tiers disposant d’un fort pouvoir d’influence sur le gouvernement australien. Par conséquent, le soutien britannique était certainement décisif. Et comme un tel contrat ne se matérialise en aucune manière sans contrepartie dans des intérêts stratégiques substantiels, il est fort probable que les Américains et les Britanniques devraient proposer au pays kangourou un deal global avec des projets nourrissants de dimension mondiale. L’Afrique a peut-être été une monnaie d’échange sérieuse entre ces trois pays.

En revanche, il faut croire que ce changement australien montre à plus d’un titre que Paris n’a plus les mêmes relations stratégiques avec le bloc US-GB. Certes, il y a eu des dossiers très sensibles où la France n’a pas su agir d’une manière qui coïncide parfaitement avec les intérêts de ses deux alliés. Les gestes français en Libye, au Sahel et peut-être même en Algérie semblent avoir très clairement irrité les dirigeants américains et britanniques. Surtout si l’on suppose que les anglo-saxons envisagent très clairement d’investir en Afrique via la médiation marocaine. La France, en brouillant les cartes d’apaisement et de sécurité dans la région nord-africaine, semble avoir retardé de manière incongrue les intérêts de ce bloc anglo-saxon en Afrique.

Dès lors, on peut croire que cette gifle anglo-américaine contre Paris signifie probablement que le nouveau bloc anglo-saxon a décidé de faire cavalier seul. Car dans ses calculs politiques et économiques, la France n’a certainement pas tenu compte du partenariat stratégique entre l’Angleterre et les États-Unis dans le cadre du fameux Traité de relations spéciales Royaume-Uni-États-Unis signé en 1946 entre le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada, l’Australie. et la Nouvelle-Zélande. Car au lieu de prendre en compte dans sa politique en Afrique l’ambition géostratégique de ce bloc au pouvoir, l’Elysée continue de vouloir imposer sa propre vision à ses anciennes colonies africaines.

Jacques Caron avait donc tout à fait raison de croire qu’à force de vouloir tout gagner,
On finit souvent par tout perdre.

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