Le juge d’instruction de l’atterrissage à la base aérienne de Saragosse d’un avion dans lequel voyageait le chef du Front Polisario, Brahim Ghali, étudiera la demande de l’avocat qui a dénoncé l’affaire d’exhorter les déclarations comme instruit par le directeur de l’ancien cabinet du ministre Ministère des Affaires étrangères Arancha González Laya, Camilo Villarino, et les généraux Francisco Javier Fernández et José Luis Ortiz Cabañete.

Dans son mémoire auquel Efe a eu accès, l’avocat qui a déposé la plainte en comprenant que les faits pouvaient constituer des délits présumés d’usage de faux document, de falsification et de recel, Antonio Urdiales, appuie sa demande dans les mémoires envoyés par les trois à l’instructeur de cas pour référer leur relation avec le cas.
Dans sa déclaration écrite, le général José Luis Ortiz Cabañete, chef de la base aérienne de Saragosse, a reconnu avoir reçu l’ordre de l’état-major de l’armée de l’air, à la demande du ministère des Affaires étrangères, de ne pas demander de passeport à la chef du Front Polisario, Brahim Ghali, à son arrivée en Espagne via la capitale aragonaise, le 18 avril, dans un avion médicalisé.
C’est la réponse que Cabañete a donnée aux questions que lui a posées le chef du tribunal d’instruction numéro 7 de Saragosse, Rafael Lasala, sur les circonstances de l’arrivée de Ghali en Espagne le 18 avril.
Cabañete a ajouté qu’une personne qui voyageait dans l’avion sur une civière médicalisée, dont l’identité était inconnue car il n’avait pas demandé son passeport, a été évacuée en ambulance vers une destination inconnue.
Il a ajouté que la base aérienne dispose d’une procédure selon laquelle les personnes qui y atterrissent en provenance de pays hors de la zone Schengen doivent passer le contrôle des passeports, mais qu’à cette occasion, elle n’a pas été suivie par ordre de l’état-major général, suivant les instructions des Extérieurs.
Le général Cabañete a indirectement pointé du doigt le chef d’état-major de l’ancien ministre Laya, qui dans une lettre officielle adressée à l’instructeur a reconnu que c’était lui-même qui avait communiqué par téléphone avec le lieutenant général Francisco Javier Fernández et qu’il lui avait demandé si des Affaires étrangères l’accomplissement des procédures douanières ou d’immigration établies.
“Celui qui s’abonne – souligne la lettre du directeur de cabinet de González Laya, à laquelle Efe a eu accès – a répondu qu’elle n’était pas précise, cette réponse étant parfaitement conforme à la fois à la pratique établie et à la législation en vigueur en vigueur.”
De son côté, dans sa réponse officielle à l’instructeur, le général de corps d’armée Fernández précise que l’armée de l’air « n’entame pas de procédure administrative à l’occasion de l’arrivée d’avions d’État », et admet qu’outre les conversations téléphoniques avec Villarino, les deux ont échangé des messages par WhatsApp, dont le contenu ne nécessite pas.
Au vu de ces témoignages, l’instructeur a donné l’ordre de demander le WhatsApp échangé avec Villarino au commandement de l’armée de l’air, et de demander des informations à la police pour connaître les moyens utilisés pour identifier Ghali, avant de déclarer, par visioconférence, devant la National Rechercher.
Dans des déclarations à Efe, l’avocat plaignant, qui détient l’accusation populaire, a souligné qu’il n’y a toujours aucune trace d’un document officiel permettant de déterminer la présence du leader du polisario en Espagne, une situation qu’il considère “anormale”.
Pour cette raison, le juge Lasala souhaite également savoir avec sa requête si les responsables du commissariat spécial de la Cour nationale ont informé le président du Tribunal central numéro 5 que la personne identifiée comme Gali Sidi-Mohamed Abdelyelil était Ghali lui-même.













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