Les partisans du journaliste algérien Ihsane El Kadi ont organisé un concert à Paris le 10 mai.
Liberté des médias et liberté d’expression en Algérie, le cas du journaliste Ihsane El-Kadi
Le Parlement demande instamment aux autorités algériennes de libérer immédiatement toutes les personnes détenues arbitrairement et accusées d’avoir exercé leur droit à la liberté d’expression, y compris l’éminent journaliste Ihsane El-Kadi, qui a été condamné en avril à une peine de cinq ans et à de lourdes amendes pour des accusations infondées liées à lui aurait reçu des fonds pour « propagande politique » et « atteinte à la sécurité de l’État ». M. El-Kadi a également reçu l’ordre de dissoudre sa société de médias.
La résolution appelle les autorités algériennes à modifier les accusations liées à la sécurité dans le Code pénal du pays utilisées pour criminaliser le droit à la liberté d’expression. Il note que, depuis les soi-disant manifestations du Hirak en 2019, la situation de la liberté des médias s’est considérablement détériorée en Algérie, les autorités bloquant davantage de sites d’information et de publications critiques à l’égard du gouvernement.
Le Parlement exhorte toutes les institutions de l’UE et les États membres à condamner ouvertement la répression de la liberté des médias en Algérie, tout en appelant la délégation de l’UE et les ambassades des pays de l’UE sur place à demander l’accès aux journalistes emprisonnés et à observer leurs procès. Enfin, les députés souhaitent que les autorités algériennes garantissent l’autorisation de visa et d’accréditation aux journalistes étrangers et leur liberté d’exercer.
La résolution a été adoptée par 536 voix pour, 4 contre et 18 abstentions.














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