Ils ont également indiqué qu'”une action unilatérale pour nommer un nouveau Premier ministre et un nouveau cabinet saperait la crédibilité de ces institutions et risquerait de plonger la nation dans le conflit”.
R PRESS Khartoum, 4 janvier 2022 (EFE) .- La soi-disant “troïka” soudanaise, composée des États-Unis, du Royaume-Uni, de la Norvège et de l’Union européenne (UE) a averti aujourd’hui qu’elle ne soutiendrait pas un Premier ministre nommé unilatéralement par les militaires soudanais après la démission le 2 du chef de l’exécutif, Abdullah Hamdok.
“La Troïka et l’Union européenne ne soutiendront pas un Premier ministre ou un gouvernement désigné sans la participation d’un large éventail d’acteurs civils”, ont averti ces pays dans une déclaration conjointe, faisant référence aux dirigeants militaires qui ont effectué un coup d’État le 25 octobre dernier. au Soudan.
Ils ont également indiqué qu'”une action unilatérale pour nommer un nouveau Premier ministre et un nouveau cabinet saperait la crédibilité de ces institutions et risquerait de plonger la nation dans le conflit”.
Pour cette raison, ils ont exhorté les militaires et les civils à « s’engager dans un dialogue immédiat, dirigé par les Soudanais et facilité au niveau international pour résoudre ces problèmes et d’autres » liés au processus de transition démocratique que connaît le pays africain.
Ce dialogue, selon la note, doit être « pleinement inclusif et représentatif des groupes historiquement marginalisés », avec la participation des jeunes et des femmes pour aider le Soudan « à se remettre sur la voie de la démocratie ».
En ce sens, ils ont souhaité travailler avec des autorités « qui jouissent d’une crédibilité » dans le but de « conduire le pays à des élections libres et équitables en priorité », condition essentielle pour que le Soudan puisse accéder à l’aide économique de la troïka et de l’UE, selon le communiqué.
“En l’absence de progrès, nous chercherions à accélérer les efforts pour responsabiliser les acteurs qui entravent le processus démocratique”, ont-ils averti.
Ils ont également rappelé que Hamdok “a joué un rôle important dans la conduite des réformes démocratiques et économiques au Soudan” et ont indiqué que sa démission le 2 avril “renforce le besoin urgent pour tous les dirigeants soudanais de se réengager dans la transition démocratique du pays”.
D’autre part, ils ont blâmé les militaires pour les “violations des droits de l’homme” perpétrées depuis le coup d’État, notamment lors des manifestations qui ont eu lieu depuis lors, qui ont fait au moins 57 morts parmi les manifestants.
“Le meurtre de dizaines de Soudanais, les violences sexuelles et les blessures de centaines d’autres aux mains des services de sécurité et d’autres groupes armés depuis la prise de pouvoir militaire du 25 octobre sont inacceptables”, indique la note.
Hamdok a démissionné 42 jours après avoir conclu un accord avec l’armée pour retourner au poste dont il avait été expulsé lors du coup d’État, lorsque lui et plusieurs de ses ministres ont été arrêtés.












عذراً التعليقات مغلقة