Un journal espagnol révèle les projets d’ingérence algérienne dans les institutions européennes
Madrid, 3 février 2023 (MAP) – L’Algérie s’immisce dans l’UE. Le journal espagnol « Crónica Global » a dénoncé l’ingérence algérienne dans les institutions européennes, soulignant que le régime algérien utilise le soi-disant « intergroupe Sahara » pour faire éclore ses projets d’ingérence au sein du Parlement européen.
Sur le papier, les intergroupes sont un lieu d’échanges informels sur des questions précises et de favoriser les contacts entre les eurodéputés et la société civile, écrit le journal espagnol, précisant que le cas de l’Algérie illustre cependant comment ils sont cooptés par des intérêts de des pays tiers, envisageant de s’immiscer dans les institutions européennes à travers l’intergroupe Sahara, “le seul sur une zone géographique précise”.
L’Algérie utilise “l’intergroupe Sahara”
En effet, plusieurs eurodéputés de cet intergroupe, dont l’anticapitaliste Miguel Urbán et l’indépendantiste galicienne Ana Miranda, ont été invités à participer au soi-disant “congrès du polisario” qui s’est tenu à la mi-janvier, indique le média espagnol, qui ajoute que les participants ils sont arrivés à Tindouf dans un avion affrété par le gouvernement algérien depuis Barcelone.
Curieusement, ajoute la même source, la semaine suivant cette visite, le Parlement européen s’est montré particulièrement critique à l’égard du Maroc, et Ana Miranda et Miguel Urbán étaient justement les députés européens les plus critiques, s’interroge l’auteur de l’article.
L’Algérie pointée du doigt par le journal Crónica Global
Face à cette situation, dans laquelle la crédibilité de l’institution et même du projet européen est en jeu, le Parlement européen ne doit pas faire de demi-mesure et doit être ambitieux lorsqu’il s’agit de réglementer les refuges utilisés pour s’ingérer dans ses décisions ( …), y compris les intergroupes, souligne “Global Chronicle”.
Le Parlement européen lui-même reconnaît que ces intergroupes sont parfois “parrainés par des groupes de pression ou des gouvernements”, mais souligne que lorsqu’ils voyagent à l’étranger “ils n’ont aucun statut officiel” et “ne peuvent pas parler au nom du Parlement”, fait valoir le journal.












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