L’Algérien Ahmed Attaf en Syrie pour défendre le Polisario et ses prisonniers

euromagreb11 فبراير 2025آخر تحديث :
L’Algérien Ahmed Attaf en Syrie pour défendre le Polisario et ses prisonniers

Ahmed Attaf tente de convaincre les nouvelles autorités syriennes de maintenir les liens avec le Polisario ? A en juger par l’accueil froid réservé au diplomate algérien à Damas, cet objectif paraît difficile à atteindre.

Quatre jours après le message de félicitations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI au président syrien de transition, Ahmed Al-Charaa, le président algérien a dépêché son ministre des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, à Damas. Visite au nouveau président syrien, que l’Algérie considérait comme un terroriste il y a encore trois mois.
Selon un communiqué de la diplomatie algérienne, la rencontre entre Al-Charaa et Attaf “a permis aux deux parties d’examiner les perspectives de renforcement des relations de fraternité, de solidarité et de coopération entre les deux pays et peuples frères, à la lumière des liens historiques profonds qui les unissent”.
“L’Algérie est prête à contribuer, tant au niveau bilatéral qu’en tant que membre arabe du Conseil de sécurité des Nations Unies, à soutenir et à accompagner les efforts visant à unir le peuple syrien autour d’un projet national rassembleur qui permettra la reconstruction des institutions de l’Etat et garantira la sécurité, la stabilité, le développement et la prospérité”.

Du côté syrien, le départ du chef de la diplomatie algérienne a été traité avec une certaine indifférence par les médias officiels. « Le président Al-Charaa et le ministre Al-Shaibani ont reçu une délégation algérienne de haut niveau conduite par Ahmed Attaf, ministre d’Etat et ministre des Affaires étrangères », a rapporté samedi l’agence de presse syrienne SABA.
Un court texte accompagné de trois photos.
Éviter le scénario libyen
Le ministère syrien des Affaires étrangères n’a pas fait beaucoup mieux. La visite d’Attaf a eu droit à un court communiqué et à quatre photos sur la plateforme X.
En revanche, l’arrivée du ministre algérien des Affaires étrangères n’est pas relayée sur le site du ministère syrien ni sur sa page Facebook. Ce traitement contraste avec celui réservé au central téléphonique avec Nasser Bourita.
En rendant visite aux anciens « terroristes » – comme les Algériens les appellent -, Ahmed Attaf cherchait avant tout à convaincre les nouvelles autorités syriennes de maintenir la reconnaissance par la Syrie de la prétendue « République arabe sahraouie démocratique (RASD) », enregistrée par l’ancien régime de Hafez Al-Assad en 1980.

Alger craint une répétition du scénario libyen. En effet, dès le lendemain de la chute de Kadhafi en septembre 2011, l’opposition qui avait pris le contrôle du pays avait rompu ses relations avec le Polisario. Et pour cause, le mouvement séparatiste avait envoyé ses miliciens combattre aux côtés des forces du « guide » libyen.
Un scénario similaire selon toute vraisemblance.
Le dossier des militants du Polisario emprisonnés par les nouveaux dirigeants de Damas est l’une des priorités du ministre algérien des Affaires étrangères. Comme nous le savons déjà, le Polisario, avec la bénédiction de l’Algérie, a envoyé des combattants pour soutenir le régime de Bachar Al-Assad contre ce qu’ils appellent les « groupes terroristes » et qui sont actuellement au pouvoir à Damas

 

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