Un débat parlementaire animé sur la réciprocité en matière de politique de visas a mis en lumière la fermeté du Maroc dans la défense de la dignité de ses citoyens et sa souveraineté en matière de gestion de l’entrée des étrangers.
Le député Khalid Sati, de l’Union nationale marocaine du travail, a exhorté le gouvernement à adopter une position plus ferme à l’égard des pays qui imposent des procédures strictes aux Marocains, alors que leurs propres citoyens bénéficient d’un accès quasi illimité au Maroc.
Sati a soutenu que le « deux poids, deux mesures » en matière de politique de visas nuit aux citoyens marocains, qui rencontrent des difficultés pour obtenir des rendez-vous, des frais élevés et des refus souvent injustifiés.
Il a également souligné la perte de ressources financières pour le Maroc due aux exemptions de visa accordées aux citoyens de certains pays, alors que ces pays bénéficient financièrement des frais imposés aux Marocains.
Le député a proposé l’imposition de visas comme outil de régulation de l’entrée des étrangers et de renforcement du contrôle de la sécurité nationale, arguant que la réciprocité est un principe fondamental des relations internationales.
En réponse, le ministre des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a affirmé que la politique marocaine en matière de visas ne repose pas sur des « légitimités ou des impulsions », mais sur trois considérations fondamentales : la réciprocité, les aspects politiques et économiques, et le contexte des relations bilatérales avec chaque pays.
M. Bourita a souligné que le Maroc poursuit une stratégie flexible qui tient compte de l’équilibre des intérêts et de la nature spécifique de sa relation avec chaque pays.
Le ministre a souligné l’amélioration des relations avec l’Europe dans ce domaine, notant que l’Union européenne a accordé plus de 606 000 visas aux Marocains l’année dernière, avec un taux de rejet de 20 %, et que la France à elle seule a accordé près de 380 000 visas, soit une augmentation de 17 % par rapport à l’année précédente.
M. Bourita a reconnu les dysfonctionnements dans certains consulats étrangers, notamment dans la gestion des rendez-vous et la présence d’intermédiaires qui exploitent les citoyens.
Il a assuré que le ministère intervient « fermement » en cas d’atteinte à la dignité des citoyens marocains et que le Royaume rejette catégoriquement toute forme d’exploitation ou d’humiliation. « La dignité du citoyen marocain est intouchable », a-t-il affirmé avec fermeté.
Le ministre a également souligné la montée en puissance du passeport marocain dans les classements internationaux, le plaçant parmi les 70 pays les plus puissants au monde, ce qui, selon Bourita, reflète la confiance internationale croissante envers le Maroc et l’expansion de ses partenariats internationaux. Il a insisté sur la nécessité d’inscrire le débat sur les visas dans le cadre d’une politique nationale souveraine qui privilégie l’intérêt national, l’ouverture du Royaume et la dignité de ses citoyens.
Le débat parlementaire souligne l’importance de la politique étrangère dans sa dimension humaine et souveraine, confirmant la vision du Maroc fondée sur l’égalité, la clarté et la fermeté dans ses relations internationales













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