Des déclarations attribuées à des membres du Front Polisario, faites lors d’une cérémonie de condoléances organisée par l’ambassade d’Iran à Alger suite à l’assassinat du Guide suprême iranien Ali Khamenei le 28 février, circulent sur les réseaux sociaux et alimentent les interrogations quant aux relations entre le mouvement séparatiste dirigé par Brahim Ghali et Téhéran
La vidéo diffusée montre un orateur, identifié comme membre du mouvement, s’adressant à un public réuni dans une salle décorée pour l’occasion par la mission diplomatique iranienne en Algérie
Dans ce discours, l’orateur exprime son soutien explicite à Téhéran dans le contexte des tensions régionales actuelles. Il déclare notamment : « Nous sommes solidaires de la République islamique d’Iran, car défendre l’Iran, c’est avant tout défendre notre propre existence, puis celle de toute la nation islamique.» Il ajoute : « Nous maintenons une coordination avec la République islamique et plusieurs factions alliées », estimant que « si l’Iran venait à tomber, toute la communauté islamique serait menacée
Ce même discours fait allusion à l’existence d’un mécanisme de coordination militaro-politique avec d’autres groupes présents dans la région. Le dirigeant séparatiste déclare : « Il existe plusieurs fronts de soutien, et nous coordonnons nos actions avec eux en Iran et en Irak », précisant que cette coopération, selon lui, s’inscrit dans le cadre d’une défense collective contre ce qu’il qualifie d’« entité sioniste
Il affirme également que « la résistance dans la région forme un front unique » et que « les forces qui s’opposent à Israël partagent le même combat pour la survie de leurs peuples et pour la défense de la nation islamique
La vidéo mentionne explicitement la présence de membres du Front Polisario à un rassemblement organisé par l’ambassade d’Iran en Algérie pour présenter ses condoléances suite au décès du Guide suprême iranien. La vidéo montre un groupe d’hommes réunis autour d’un pupitre lors d’une cérémonie commémorative officielle. Les déclarations faites lors de cet événement ont été diffusées en ligne, accompagnées de commentaires soulignant leur portée politique
Un sujet sensible dans les relations régionales
Depuis plusieurs années, les autorités marocaines accusent le Front Polisario d’entretenir des liens avec des acteurs proches de Téhéran. En 2018, le Maroc a annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec la République islamique d’Iran, l’accusant de soutenir le mouvement séparatiste par le biais du Hezbollah libanais – accusations rejetées à l’époque par Téhéran
La publication de ces déclarations intervient à un moment où les tensions au Moyen-Orient sont au cœur des équilibres géopolitiques régionaux, et où les alliances politiques et militaires au Proche-Orient continuent de retenir l’attention des ministères des Affaires étrangères, tandis que les États-Unis sont de plus en plus convaincus des liens entre Téhéran et les séparatistes soutenus par l’Algérie













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