La 93e Assemblée générale de l’Organisation internationale de police criminelle (OIPC), qui s’est tenue du 24 au 27 novembre à Marrakech, s’est conclue jeudi par l’adoption de positions fermes sur la coopération policière multilatérale. Lors de la séance de clôture, Abdellatif Hammouchi, directeur général de la Sûreté nationale et de la Surveillance territoriale du Maroc (DGSN-DGST), a estimé que ces journées avaient été « extrêmement productives pour tous les États et leurs instances décisionnelles ». Selon ce haut responsable, « l’Assemblée générale a offert un véritable forum d’échange, vaste et complet, où chaque acteur – États, organisations partenaires et experts – a trouvé un cadre d’expression utile et précis ».
Dans son discours, M. Hammouchi a également souligné « la tenue d’un débat dense, qui a réuni 179 pays et 800 représentants », notant que cette assemblée avait rassemblé « 82 ministres et 179 chefs de services de police, confirmant ainsi le caractère éminemment stratégique de cette session ». Il a également souligné que « le niveau des délégations et l’importance de la représentation des pays participants ont permis aux échanges d’atteindre le plus haut niveau et d’envisager une coopération ambitieuse et concrète ». Il a insisté sur « la valeur de la confiance, de la crédibilité et des échanges opérationnels constants entre les États membres
Coopération en matière de sécurité renforcée et soutenue
La session de Marrakech a également permis au responsable marocain de réaffirmer la doctrine régissant la coopération au sein d’Interpol
M. Hammouchi a déclaré que « la protection des frontières contre la criminalité transnationale exige une coordination structurelle et durable, fondée sur la confiance mutuelle et des mécanismes de renseignement communs ». Il a affirmé que « la mission fondamentale d’Interpol repose sur un dispositif de sécurité intégré, fondé sur une coopération directe entre les agences, sans qu’aucun acteur ne prime sur un autre
M. Hammouchi a également déclaré que la sécurité d’un pays est indissociable de la sécurité globale de tous les États membres », ajoutant que « le partage de renseignements et l’entraide judiciaire sont les pierres angulaires de la lutte contre les menaces transcontinentales ». Il a plaidé pour une « coopération bilatérale et multilatérale affranchie des limitations géographiques et institutionnelles traditionnelles
Sur le plan institutionnel, M. Hammouchi a salué « la conduite diplomatique de l’assemblée générale au Maroc, pays dont la stabilité et l’expérience en matière de sécurité transnationale sont largement reconnues », soulignant que « cette session a contribué à favoriser la convergence des intérêts entre les États membres et les partenaires régionaux ». Le responsable a également exprimé sa gratitude au nouveau président d’Interpol, déclarant : « Je vous félicite de la confiance qui vous est accordée et du mandat qui vous attend. » Il a estimé que « le rôle du nouveau président devrait s’articuler autour de la sécurité partagée, fondée sur l’échange et la coordination opérationnelle
M. Hammouchi a de nouveau salué « les efforts et les positions prises par Ahmed Nasser Al-Raïssi durant son mandat, qui ont permis à l’organisation d’atteindre un haut niveau de coordination internationale ». M. Hammouchi a ajouté que « la vision d’Interpol sous la présidence sortante a favorisé l’harmonisation des agences nationales autour de normes d’échange plus fiables et pratiques
Coopération opérationnelle, frontières et sécurité transnationale
Sur le plan opérationnel, M. Hammouchi a souligné « la nécessité d’une architecture de sécurité transfrontalière robuste, fondée sur le renseignement, l’entraide et la crédibilité des canaux d’échange ». Il a noté que « la criminalité transnationale aux frontières exige une coordination directe et rapide, basée sur des normes d’échange communes », citant notamment « la lutte contre les réseaux d’immigration clandestine et la protection des frontières contre l’occupation criminelle ». M. Hammouchi a également salué « le rôle croissant des solutions de renseignement partagées, qui permettent une coopération affranchie des obstacles administratifs
Le responsable marocain a également souligné que « les résolutions adoptées à Marrakech abordent des défis sécuritaires majeurs qui menacent la stabilité et la sécurité de nos peuples ». Il a réaffirmé que l’organisation repose sur « un principe d’égalité entre les États membres en matière d’échange de renseignements et de conduite d’opérations ». Selon M. Hammouchi, l’assemblée générale a démontré que « la coopération en matière de sécurité n’est jamais unidimensionnelle, mais systémique, fondée sur la confiance, le respect mutuel entre les agences et un engagement opérationnel constant ». Il a insisté sur « la valeur de l’expertise du Maroc en matière de sécurité transfrontalière et de gouvernance collaborative, qu’il met au service de ses partenaires institutionnels
Parmi les personnalités présentes à Marrakech figuraient le président élu de l’organisation, le Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, le secrétaire général de la Ligue des États arabes et les chefs des forces de police d’Afrique, d’Europe et du Moyen-Orient













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